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Henri Dunant

Henri Dunant

(1828-1910)
Homme d’affaires humaniste

Henry Dunant naît le 8 mai 1828 à Genève. La famille Dunant descend de protestants originaires du Languedoc, réfugiés à Genève après le révocation de l’Edit de Nantes en 1685, par Louis XIV.
Deux activités amenent Henry Dunant à franchir les frontières de la Suisse :

  • Par ses fonctions de secrétaire international de l’Union Chrétienne de Jeunes Gens de Genève, il entre en contact avec des chrétiens de l’Europe entière, mais surtout de France.
  • Par son apprentissage dans la banque, il découvre les marchés algériens, dépendant alors du Second Empire. De plus, toute la tradition familiale est alors tournée vers l’ouest et surtout la France : le grand père, Bernard, avait acheté en 1793 le domaine de la Chèvrerie à Culoz. L’oncle, David, avait épousé une Savoyorde malgré la différence de Confession. Le père, Jean-Jacques, avait fait toute sa carrière à Marseille, dans l’import-export.

C’est à Culoz, le 26 avril 1859, qu’Henry Dunant, âgé de 31 ans, de nationalité suisse, demande à être naturalisé Français. En application de l’article 22 de la loi des 15 et 20 décembre 1790 et en tant que descendant de « réfugiés pour cause de religion », Henry fait donc valoir son droit de réintégration.
Le fait qu’Henry Dunant ait choisi la mairie de Culoz pour acquérir la nationalité française peut s’expliquer par différentes raisons. D’abord, il y a le domaine de La Chèvrerie où la famille passe ses vacances et s’approvisionne en vin. A Culoz, Henry est considéré comme un notable.
Surtout, il y a le chemin de fer qui relie depuis 1859 précisément Genève à Paris ou à Marseille, via Culoz qui devient alors un lieu de passage privilégié vers la capitale française et vers la colonie africaine.
Deux mois plus tard, le 24 juin 1859, alors que les armées françaises et sardes font la guerre à l’empereur François-Joseph pour l’indépendance de l’Italie, Henry Dunant cherche à obtenir une audience de l’empereur Napoléon III à Castiglione, petit village qui était une position de repli pour les combattants franco-sardes de Solferino.
Les secours sanitaires, débordés, impuissants, acheminent vers Castiglione les blessés et les mourants. Spontanément, Henry Dunant offre son aide en cherchant à soulager les souffrances. L’horreur du carnage provoque chez lui un traumatisme.

En 1862 il publie un mémoire à l’adresse des dirigeants politiques et militaires de l’Europe, intitulé « Un souvenir de Solferino ». Dans cet ouvrage, il témoigne de ce qu’il a vu et posebdeux questions importantes qui révélent ses préoccupations :

  • Pourquoi ne pas neutraliser les services de santé en temps de guerre ?
  • Pourquoi ne pas créer, dans tous les pays, des associations volontaires civiles de secours aux militaires blessés ?

En 1863, la fondation du Comité international de secours militaires blessés (la 1ère appellation du Comité international de la Croix Rouge) pousse Henry Dunant à profiter de sa nationalité française pour solliciter l’empereur Napoléon III et ses autres relations et les engager à créer un comité français.
Il prend ensuite l’initiative de convoquer, le 25 mai 1864, une assemblée générale constitutive qu’il convainc de créer un « comité central français de la société de secours aux blessés militaires », la future Croix Rouge française. Il assigne comme 1ère tâche à ce comité de former des sections dans toute la France.
Consacrant sa fortune à sa cause, Henry Dunant fait tant pour la défendre qu’en 1864 est signée la Convention de Genève, qui fixe le sort des prisonniers blessés et malades qui doivent être soignés, le statut des installations sanitaires et de leur personnel qui doivent être respectés, le signe des services de santé : croix rouge sur fond blanc.

Moins d’une semaine après la déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne, le 25 juillet 1870, Henry Dunant s’adresse au baron Brénier, l’un des vice-présidents honoraires de la Croix Rouge française, pour l’inciter à interpeller le sénat sur l’application de la Convention de Genève dont la France est l’un des douze signataires.
Cette première démarche ainsi que ses requêtes auprès de l’impératrice Eugénie et du général Trochu échouent.

Cependant, après des démarches auprès du Gouvernement de défense nationale qui succède au Second Empire après la défaite de Sedan, le 1er septembre 1870, Henry obtient enfin une proclamation au Journal Officiel rappelant les dispositions de la Convention de Genève, ce qui permet au signe de la Croix Rouge de devenir un emblème de protection. Des sociétés de Croix Rouge, reconnues par les Etats, se créent partout dans le monde et sont chargées d’aider les services militaires de santé.
Son action humanitaire redouble encore avec la Commune et la guerre civile qui éclate entre Royalistes et Communards, à la capitulation de Paris le 28 janvier 1871 face à la Prusse. Il entreprend alors des démarches auprès du Comité central de la Commune et auprès des autorités prussiennes d’occupation, avec le souci de protéger les civils. Il rencontre même Adolphe Thiers le 11 mai 1971 pour tenter d’adoucir la répression du gouvernement versaillais face aux Communards. Ce dernier reste intraitable et, du 21 au 28 mai, la répression impitoyable de la part des troupes « Versaillaises », commandées par Mac-Mahon, fait 50 000 morts, tués au combat ou exécutés.
En 1901, Henry Dunant reçoit le prix nobel de la paix pour son œuvre et un secours matériel du gouvernement suisse. A sa mort en 1910, il est considéré comme un bienfaiteur de l’humanité. Le collège de Culoz porte son nom.

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